Matthieu Theurier

3e vice-président, délégué à la Mobilité et aux transports de Rennes Métropole, co-président du groupe des élu·e·s écologistes et citoyens à la Ville de Rennes, conseiller municipal délégué à la Logistique urbaine, co-président du groupe

Mes premiers engagements militants

Mes premiers engagements remontent à mes 18 ans. Alors que j’avais déjà un intérêt pour la politique, il y a eu au moins deux éléments déclencheurs : le naufrage du pétrolier L’Erika en 1999 au large de la Bretagne, puis la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour des élections présidentielles de 2002.

À 19 ans, je pousse donc la porte du parti Les Verts car c’est le mouvement le plus proche de mes idées et que la culture interne est très démocratique. 

Je suis également très investi dans un certain nombre d’associations telles que La Souris Verte, Rayon Action, France-Palestine Solidarité ou le collectif rennais anti-pub. J’ai par ailleurs participé à des actions non-violentes et à des mobilisations citoyennes comme le mouvement contre le CPE (Contrat première embauche) en 2006.

Mon parcours professionnel

Sur le plan professionnel, je m’investis dans de l’ESS (Économie sociale et solidaire) et le secteur de l’habitat coopératif qui sont en accord avec mes convictions militantes. En 2010, Guy Hascoët est élu conseiller régional de Bretagne, en tant que tête de liste régionale Europe Écologie. Je fais alors mes premiers pas dans une collectivité territoriale en tant que collaborateur du groupe des élu·e·s écologistes. 

Des élections de 2014 à celles de 2020

En 2014, je mène avec Valérie Faucheux la liste Changez la ville ! qui rassemble les partis EELV, PG, Ensemble et des candidat·e·s citoyen·ne·s. Nous avons passé un accord programmatique et fusionné dans l’entre-deux-tours avec la liste menée par Nathalie Appéré. 

Nous avons été onze élus écologistes à intégrer la majorité municipale. C’était le premier groupe écologiste aussi conséquent à Rennes, avec des délégations importantes comme la Culture à la Ville ou l’ESS et les éco-activités à la Métropole. Le bilan de ces 6 années de mandat a été très positif notamment en matière de démocratie locale, transition écologique, solidarité, innovation sociale, etc.

En 2020, c’est aux côtés de Priscilla Zamord que je mène la liste Choisir l’écologie pour Rennes, avec 25,37 % des suffrages au premier tour — sachant que nous avions fait 15,09 % au premier tour en 2014. Nous avons passé un accord programmatique et fusionné avec la liste menée par Nathalie Appéré. Notre groupe écologiste est composé au total de 28 élus, 21 à la Ville et 25 à la Métropole, soit plus du double par rapport au mandat précédent. 

Vice-président aux mobilités et aux transports

Je suis vice-président de Rennes Métropole, en charge des mobilités et des transports et, comme au mandat précédent, coprésident de notre groupe écologiste et citoyen à la Ville de Rennes.

Les politiques de mobilités sont au croisement entre enjeux environnementaux – environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre sont liées aux transports, et de solidarité – une voiture coûte en moyenne 5 000 € par an.

L’enjeu est d’engager la transition écologique et la lutte contre le réchauffement climatique en réduisant la part de la voiture dans nos déplacements au profit des modes de déplacements actifs (vélo, marche, etc.) Nous faisons en ce sens des investissements conséquents comme le REV (Réseau express vélo). Réduire la circulation motorisée, apaiser les vitesses font aussi partie de nos priorités pour faciliter et sécuriser les trajets des cyclistes et des piétons.

Les alternatives à la voiture

Nous développons aussi les alternatives à la voiture avec les transports en commun. Avec l’ouverture de la ligne b du métro, nous allons redéployer l’ensemble du réseau de bus. Notre objectif, à terme, est de décarboner toute notre flotte de bus. En septembre 2021, nous aurons de nouveaux bus au gaz et de nouveaux bus électriques en 2022.

Sur 100 voitures qui circulent, on compte 102 passager·e·s, conducteurs inclus. C’est pourquoi nous incitons aussi au covoiturage en expérimentant une ligne de covoiturage rémunérée baptisée Star’t (entre Le Rheu, Pacé, Saint-Grégoire et Cesson-Sévigné).

Nous avons également engagé un travail sur les trambus et le train avec la Région Bretagne.

Changer les comportements

Nous travaillons sur les changements de comportement de chacun. Nous menons pour cela une expérimentation sur 2000 personnes, au quotidien, afin de les inciter à prendre leur vélo plutôt que la voiture, ou encore à réduire leur consommation d’énergie ou acheter de manière plus responsable.

Des tarifications solidaires

Les mobilités actives et les transports en commun sont moins coûteux que les trajets avec un véhicule motorisé personnel, mais nous travaillons malgré tout sur des tarifications sociales afin de n’exclure personne.

La première action de notre mandat a été de rendre les transports en commun gratuits pour les moins de 12 ans et de réduire le tarif de 25 % pour les moins de 26 ans.

Nous avons également élargi les critères d’éligibilité aux tarifications solidaires. Nous sommes un des réseaux de transports où il y a le plus de gratuités sociales en France : 25 % des trajets se font à titre gratuit.

Une culture démocratique

Nous sommes également très attachés à élaborer et mettre en œuvre l’ensemble de nos politiques de manière démocratique. Pour ce qui est des mobilités, nous avons par exemple mis en place un conseil des mobilités : un espace de dialogue réunissant toutes les parties prenantes du milieu associatif comme économique. 

Avant le lancement du nouveau réseau de bus, nous avons recueilli les retours des Rennais·e·s avec le forum Star 2021. C’est ainsi une vingtaine de modifications qui ont été effectuées pour prendre en compte les retours des usager·e·s.

En tant que vice-président aux mobilités et aux transports de Rennes Métropole, je mène aussi un dialogue permanent avec les élus des communes, les associations et les usager·e·s. 

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