| Conseil métropolitain du 8/10/2026Intervention portée par Marion Chevalier au nom des élu·e·s écologistes, fédéralistes et citoyen·ne·s sur la délibération N° 16 – M. Morel C. : Sécurité Civile et Prévention des Risques – Prévention des Risques et Gestion de Crise – Plan Intercommunal de Sauvegarde (PICS) – Porté à connaissance à la nouvelle assemblée métropolitaine |
Il semble que les médias dominants et le gouvernement aient déjà oublié l’été caniculaire que nous venons de vivre, avec ses 8 000 victimes humaines et ses impacts catastrophiques pour la faune et la flore.
Le silence politique et médiatique est assourdissant face à la sécheresse qui se prolonge en ce début d’automne et qui pose de nombreuses questions sur l’avenir de nos ressources en eau potable et en matière de production alimentaire, en particulier en Bretagne.
Pour faire face aux crises climatiques qui se multiplient et qui s’aggravent, nous devons articuler trois niveaux d’actions :
- l’atténuation pour continuer à lutter contre les causes structurelles du dérèglement climatique ;
- l’adaptation pour se préparer et limiter les impacts ;
- la gestion de crise pour répondre aux besoins d’urgence.
Sur l’atténuation : depuis plus d’une décennie, notre Métropole s’est particulièrement investie sur la mise en place de politiques ambitieuses de transition écologique : en matière de mobilités, de végétalisation, d’énergies renouvelables, de rénovation des bâtiments publics et des logements sociaux ou encore de soutien à une agriculture durable. Les résultats sont là, les émissions de gaz à effet de serre de Rennes Métropole sont en baisse. Nous faisons notre part pour contribuer à la lutte globale contre le dérèglement climatique. Mais nous ne sommes pas une île déconnectée des autres territoires.
Et c’est d’ailleurs avec beaucoup de tristesse que nous observons les reculs dramatiques dans la bataille pour le climat des villes anciennement gérées par les écologistes et la gauche. A Besançon et à Bordeaux, les nouveaux maires de droite ont arrêté les rénovations des écoles et la végétalisation des cours. A Carpentras, la régie agricole qui alimentait la cantine en produits bio a été supprimée. A Avignon, la mairie veut supprimer des pistes cyclables et organise le retour de la voiture en ville.
En matière d’adaptation justement, ici à Rennes Métropole, nous voulons accélérer et amplifier notre action. Sur l’enjeu de l’eau particulièrement, il faut continuer à défendre la sobriété des usages et le partage équitable de cette ressource, tout en préservant les logiques de solidarité territoriale.
Nous sommes inquiets vis-à-vis de l’adoption du SAGE Vilaine qui vient encore d’être remanié pour s’adapter à la loi d’urgence agricole. Nous dénonçons un nouveau coup de force de la part de la FNSEA qui est reçue par la Préfète un soir à 23h pour demander le report du vote du SAGE, avec de nouvelles menaces de blocage. La démocratie locale de l’eau ne peut continuer à être capturée par des groupes d’intérêts particuliers au détriment de la santé de toutes et tous.
Sur la gestion de crise enfin : nous nous réjouissons du fait que notre Métropole ait mis en place ce Plan Intercommunal de Sauvegarde qui est partagé ce soir.
Le Plan Intercommunal de Sauvegarde est un outil de solidarité et d’entraide entre les communes de la métropole face aux crises. L’appui de la Métropole s’inscrit ainsi dans une logique de solidarité intercommunale, de mutualisation des ressources et de continuité des services à la population.
Cela peut se matérialiser concrètement par des renforts en personnel, des mises à disposition de véhicules, de groupes électrogènes, d’engins d’intervention, de moyens de communication, d’un appui aussi à l’organisation du Poste de Commandement Communal (PCC) ou encore aux transport de personnes et de matériels, à la distribution d’eau potable, de nourriture, de produits d’urgence…
Nous tenions à souligner aussi la création d’une Réserve Intercommunale de Sécurité Civile. Elle est outil d’appui en période de crise. Elle est aussi un moyen de mieux associer la population aux évènements majeurs que notre territoire va malheureusement être amené à connaître de plus en plus fréquemment.
Avec ce plan nous nous donnons les moyens de mieux répondre aux périodes de crise, en particulier liées au dérèglement climatique. Et en la matière, nous n’oublions pas, bien sûr, que gagner le combat de l’atténuation du changement climatique reste le meilleur moyen de garantir notre sécurité à l’avenir.
– Seul le prononcé fait foi –