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Charline Birault-Souchez Conseil métropolitain Solidarités – Discriminations – Santé

Où sont les femmes dans les organismes extérieurs ?

Madame la Présidente, mes chers collègues,

Au nom des élu·es écologistes, fédéralistes et citoyennes, je tiens à vous remercier, d’avoir exigé la parité au sein des instances exécutives de Rennes Métropole, alors que rien ne vous y obligeait. 

Cela conforte nos engagements pour l’égalité entre les femmes et les hommes ; d’autant plus que, si l’on regarde les intercommunalités bretonnes, nous sommes très peu à l’avoir fait. 

Je n’étais pas dans cette assemblée en 2014, mais il me semble qu’on y entendait encore – je cite – que “l’absence de femmes dans certaines instances s’explique par le caractère très technique” des sujets qui sont traités. 

Nous espérons évidemment toutes et tous ne plus avoir à entendre de tels propos. 

Et s’il y a eu du progrès ces dernières années, nous ne sommes pas au bout du chemin de l’égalité.  Vous me permettrez donc de déplorer, qu’aujourd’hui encore, la parité ne soit pas atteinte dans les organismes extérieurs. 

Nous ne comptons que 33 % de femmes dans les élu·es désignées par Rennes métropole pour siéger au sein des organismes extérieurs dont nous votons la délibération aujourd’hui. 

Au sein des autres organismes extérieurs, le constat n’est pas plus reluisant : 20 % de femmes désignées au sein de la Collectivité Eau du Bassin rennais, 25 % au sein du syndicat mixte Bretagne mobilités, et 0 au sein du syndicat mixte Mégalis ! 

Bien que nous soyons désormais à égale représentation dans les conseils municipaux et métropolitains, les femmes disparaissent au sein des organismes extérieurs, qui sont – je le rappelle – de véritables instances de décisions. 

Pourquoi ? Parce que quand ce n’est pas obligatoire, les vieilles habitudes reviennent au galop. 

Au nom du groupe écologiste, fédéraliste et citoyen, je tiens également à souligner que la parité en politique, et dans toute fonction exécutive, implique non seulement de faire de la place aux femmes, et aux personnes minorisées, mais aussi de modifier les conditions d’exercice des responsabilités qui nous incombent. 

Concrètement, cela veut dire tendre vers un remboursement des modes de garde, organiser des réunions à des horaires et d’une durée raisonnable. 

Cela veut dire… lutter contre les violences sexistes, sexuelles et discriminatoires.

Car faire de la place aux autres, c’est aussi se mettre à leur place. 

Je sais que certains de mes collègues ici présents auront à cœur de défendre ce sujet, et de travailler sur la modification des statuts des organismes extérieurs, pour faire de la parité entre les femmes et les hommes une réalité, et non un voeu pieu. 

Je les en remercie, et en appelle à notre responsabilité collective sur ce sujet. 

Le groupe écologiste, fédéraliste et citoyen votera donc cette délibération, mais avec un point de vigilance sur la parité femmes / hommes. 

– Seul le prononcé fait foi –