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Adoption du SAGE Vilaine : des avancées pour la protection de l’eau malgré le dogmatisme de la FNSEA et de la Coordination Rurale

Communiqué de Presse du 16 octobre 2026

Pas d’eau, pas de vie possible. L’équation est aussi simple que cela.

Sur le bassin de la Vilaine aujourd’hui seul 8 % des cours d’eau sont en bon état écologique. Et cette situation continue de se dégrader. De plus en plus de captages sont contraints de fermer. Le coût de la dépollution de l’eau explose et cela se ressent sur les factures d’eau.

C’est pour répondre à ces enjeux que les élu.e.s de la Commission Locale de l’Eau (CLE) du bassin de la Vilaine ont choisi d’introduire de nouvelles mesures plus protectrices au sein du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE).

– L’interdiction d’utilisation d’herbicides sur les cultures de maïs sur les secteurs à risque d’érosion (soit 1,5% de la surface agricole totale du territoire).

– L’interdiction de la destruction des zones humides dès le 1er m2.

– Interdiction de la création de nouveaux drainages en zone humide.

La première version du projet de SAGE avait fait l’objet d’un large consensus (adoptée par les membres de la CLE à 66% et par les communes du territoire à 87%). Cela n’a pas empêché le syndicat FNSEA, partisan d’un modèle agricole chimique et industriel, et le syndicat Coordination Rurale, proche de l’extrême droite, d’empêcher son adoption définitive ces derniers mois. Des règles définies démocratiquement par les acteurs locaux pour assurer une bonne gestion de l’eau avaient alors été balayées d’un revers de la main par l’administration parisienne et le lobby de la chimie. Un immense scandale !

Ce vendredi 16 octobre, la CLE du SAGE se réunissait donc à nouveau pour adopter une seconde version du projet. Cette adoption a enfin pu avoir lieu. Les élu·es écologistes, fédéralistes et citoyens de Rennes Métropole saluent l’engagement et la détermination de tous les élu·es locaux, associations environnementales et représentant·es agricoles qui ont mené la bataille des idées jusqu’au bout et permis de mieux protéger notre eau. 

Les règles concernant la protection des zones humides et l’interdiction des drainages sont des avancées. Elles permettront une meilleure protection de la qualité de l’eau, de la biodiversité et un meilleur stockage de l’eau dans les sols. Néanmoins, la loi dite “d’urgence agricole” adoptée en catimini cet été et le lobby de la FNSEA ont fait reculer l’ambition initiale du projet, notamment sur les principes de compensation.  

Nous regrettons de même que la règle d’interdiction des herbicides maïs, déjà modeste dans son écriture initiale, ait été encore plus amenuisée. La sortie des pesticides est un impératif pour la protection de l’eau comme pour la santé de toutes et tous. Face à l’explosion des cancers, celles et ceux qui entravent la réduction de l’utilisation des pesticides portent une lourde responsabilité.

Matthieu Theurier et Marion Chevalier, co-président·es des élu·es écologistes, fédéralistes et citoyens à Rennes Métropole.